Société

Libreville : Edgar Moukoumbi met la pression pour relancer les chantiers routiers en souffrance

En déplacement sur plusieurs axes de Libreville le 8 avril 2026, le ministre des Travaux publics, Edgar Moukoumbi, a haussé le ton face aux retards accumulés sur plusieurs chantiers routiers. Objectif affiché : remettre rapidement en service des projets à l’arrêt, devenus synonymes de difficultés quotidiennes pour les usagers.

Cette visite de terrain a conduit la délégation ministérielle sur plusieurs sites stratégiques, notamment le Boulevard de la Transition, le quartier Bel-Air ainsi que le rond-point de Nzeng-Ayong. Partout, le même constat : des infrastructures inachevées, parfois à l’abandon, qui pèsent lourdement sur la circulation et la sécurité.

Dès les premières étapes de la tournée, le ministre a insisté sur l’urgence de réactiver les chantiers interrompus, appelant à une mobilisation accrue des entreprises et des équipes techniques. Selon les autorités, plusieurs projets devraient redémarrer dans des délais rapprochés.

Des chantiers en progression, d’autres sous surveillance

Sur le Boulevard de la Transition, les travaux affichent une dynamique plus encourageante. Les équipes techniques évoquent une progression conforme au calendrier, avec une mise en service progressive des tronçons bitumés. L’échangeur en cours de construction reste attendu pour août 2026, une échéance que le ministre entend voir respectée.

À Bel-Air, dans le 1er arrondissement, le chantier d’une route en béton armé longue de 1,4 km se poursuit également. Malgré certaines contraintes, les responsables assurent pouvoir tenir les délais, avec un accent particulier sur les travaux d’assainissement pour garantir la praticabilité de la voie en toute saison.

Nzeng-Ayong, symbole des retards à corriger

Le point le plus préoccupant reste le rond-point de Nzeng-Ayong, dans le 6e arrondissement. Ici, un chantier censé durer deux mois s’est enlisé pendant plusieurs mois, transformant la zone en véritable goulot d’étranglement.

Le projet, qui prévoit le remplacement des buses existantes par un triple dalot, doit désormais redémarrer. Pour le ministre, ce site illustre les dysfonctionnements qu’il entend corriger rapidement, notamment en matière de suivi et d’exécution des travaux publics.

Un changement de méthode annoncé

Au-delà des constats, Edgar Moukoumbi a annoncé un suivi renforcé des chantiers, avec des descentes de terrain régulières pour éviter de nouveaux arrêts prolongés. Cette approche vise à instaurer une plus grande rigueur dans la conduite des projets et à restaurer la confiance des populations.

Dans un contexte où la dégradation du réseau routier reste un sujet sensible à Libreville, le gouvernement affiche ainsi sa volonté d’accélérer la cadence. Reste désormais à traduire ces engagements en résultats visibles, sur des routes longtemps marquées par les retards et les promesses non tenues.

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